Archives pour le 25 octobre 2007

Déclaration générale du Gouvernement

Chers amis, aytma disstma,

j’aimerais commenter quelques instants la déclaration du programme du gouvernement présenté devant la chambre basse hier (mercredi 24 Octobre). Le premier ministre Abbas El Fassi qui l’a présenté, en fin d’après-midi, s’est engagé pour plus de grands chantiers, une croissance de 6 pour cent annuellement et la création de plus d’un million d’opportunités d’emploi durant cinq ans. Je cite : “Dans ces chantiers d’envergure la priorité de l’action gouvernementale sera accordée, selon le chef de l’Exécutif, au renforcement des infrastructures, la promotion de l’investissement et des exportations ainsi que les secteurs clés comme le tourisme, l’artisanat et l’agriculture.

Je ne m’approndirais pas d’avantage, la dite déclaration représentait un discours de dizaines de pages… A peu près une trentaine de pages de litterature, de souhaits et de voeux pieux. Avec un prix de baril à 100$, du blé à 500 $ la tonne, avec tous les effets de la mondialisation, un taux encore déplorable d’analphabètes et un systéme d’éducation qui ne produit que du chômage, ce n’est cette déclaration qui nous fera avancer. Toutes ces données doivent être prises en compte. Ce n’est pas normal que 1% du territoire fasse plus de 60% de PIB. Loin de moi l’idée de basculer dans la critique aveugle, des acquis ont été réalisés. Il existe bel et bien un point de rupture avec le passé, mais des menaces pèsent sur la construction du Maroc. Notre système d’éducation est défaillant, notre organisation sanitaire et nos prestations de santé ne sont absolument pas à la hauteur des besoins des citoyens, la pauvreté touche encore plus de 6 millions de personnes, la répartition des richesses est inégale, et la corruption court toujours. Voilà de véritables défis pour le nouveau gouvernement.

Dans cette optique là, comme fait précédemment sur ce blog avec notre ville d’Agadir, je souhaiterai que les blogueurs enrichissent en parallèle de propositions à l’échelle du gouvernement sur des sujets et problèmes que je peux poser sous toutes les formes que me permet ma fonction de député au sein de l’opposition.

B.Z.

Pourquoi le retour à l’opposition ?

Chers amis,

Je m’excuse du retard, cet article était supposé paraître il y a déjà quelques jours. J’aimerais revenir sur ce qui nous a poussé (notre parti du Mouvement Populaire) à revenir à l’opposition au moment où la majorité des Marocains nous voyaient déjà représenté au gouvernement. Oui nous avons accepté de faire partie de la coalition de majorité, forts de nos résultats aux dernières élections il était logique que nous soyions représenté à la hauteur de notre importance sur l’échiquier politique. Néanmoins, l’offre qui nous a été faite par le premier ministre monsieur Abbas El Fassi ne nous convenait pas tant sur la qualité des portefeuiles que leur qualités. Nos ambitions étaient de diriger des départements où nous pouvons répondre aux attentes des citoyens et éxécuter notre programme électoral (programme pour lequel nous avons été élu)

A mon humble avis, être ministre juste pour le titre c’est incohérent. A ceux qui critiquent, nous avons démontré que nous ne courrons pas pour des strapontins mais bien pour un projet de dévelopement pour notre pays. Malheureusement, je suis déçu qu’on ne puisse pas dire la meme chose de tout le monde. Action partisane et vertu cardinale ne font pas toujours bon ménage.

C’est ce qui nous pousse aujourd’hui à être dans une opposition certes, mais une opposition constructive, efficace, mais également responsable. En effet, les actions du gouvernement ne peuvent pas être simplement critiquées, d’autres mesures et alternatives doivent être proposées. De même, il ne s’agit pas uniquement de s’opposer à telle ou telle mesure, sans connaître le fonds du dossier, mais de commenter, en mal ou en bien, les mesures mises en place par chaque responsable.

B.Z.